mardi 24 novembre 2020

La montée des populismes de droite : un autre signe de la fin

 


 

Il y a quatre ans, l’élection aux Etats-Unis de Donald Trump comme chef d’état, a concrétisé d’une certaine façon la montée en puissance des mouvements politiques d’extrême droite. L’année qui suivit (2017), Marine le Pen échouait certes aux élections présidentielles en France, mais l’élargissement de sa base électorale qui raflait exactement 33,90% 1 des intentions de vote  au second tour montrait bien que le discours politique d’extrême droite séduisait de plus en plus les Français. Plus récemment, la prise du pouvoir au Brésil par Jair Bolsonaro (2018) baptisé le Trump des tropiques 2 et la radicalisation du Victor Orban à la tête de la Hongrie ont donné aux mouvements populistes de droite, un rayonnement international certain.

Pourtant, pour peu que vous vous intéressiez à l’histoire contemporaine de l’humanité, le passé des partis d’extrêmes droites vous apparaitra comme une tache d’huile dans le souvenir collectif de l’humanité. En Europe et dans le monde en effet, les mouvements d’extrême droite ont laissé entre autres comme héritage : le nazisme en Allemagne et le Fascisme en Italie. Au cours du demi-siècle qui suivit immédiatement la seconde guerre mondiale, l’extrémisme de droite paraissait globalement comme une honte politique au regard de l’histoire récente de l’humanité. Le nazisme prôné par Hitler dont la folie entraina plus de 60.000.000 de morts au cours de la seconde guerre mondiale 3 apparaissait alors comme une plaie au cœur de la société. Pourtant, depuis le tournant du 21e siècle, les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, la montée en puissance de l’intégrisme musulman, la crise économique de 2008 ainsi que l’épineuse question des migrations, ont donné aux extrémistes de droite, de nouveaux arguments aux fins de négocier leur retour dans l’arène politique internationale. Ces dernières années semblent leur avoir réussies, jusqu’à la récente débâcle de Donald Trump aux présidentielles américaines de novembre 2020.

 Si l’échec du locataire de la maison blanche aux dernières élections présidentielles américaines est un fait, il n’en demeure pas moins que sa base électorale se soit élargie et davantage même radicalisée. C’est à frémir et craindre le pire que dans d’avoir vu sur les écrans de télévisons au cours du dit processus électoral, des suprématistes blancs tenir des armes à la main, refusant de reconnaitre la victoire du camp démocrate. Et tout ceci, dans la plus grande démocratie du monde. Ces groupuscules d’extrême droite américaine revenus au-devant de la scène sous le mandat de Donald Trump, sont la preuve d’un suprématisme blanc réprimé pendant des décennies. La folie des politiques de préférences nationales et raciales qui ont conduit le monde au bord du gouffre avec la seconde guerre mondiale – cette folie donc – est encore vive dans le cœur de la société postmoderne ; comme une bête fauve sur le point de surgir à nouveau.

Mais à regarder de près, les politiques d’extrême droite se sont accentuées et popularisées ces dernières années, suite aux promesses non tenues par les pères fondateurs d’un pseudo nouvel ordre mondial qui assurerait la nourriture, la paix et la sécurité pour tous. La mise sur pieds des Nations Unies en 1945 avait suscité les espoirs d’un monde nouveau et meilleur où tous les peuples, considérés comme égaux, vivraient dans une entente cordiale. Ce rêve inachevé, couronné d’une mondialisation aujourd’hui remise en cause notamment par l’Amérique de Donald Trump, témoigne d’un malaise social à définir et trouver la marche politique adéquate pour la conduite des affaires du monde. Que nous allions vers la gauche politique ou vers la droite, que nous poussions le bouchon vers un extrême ou un autre, nous nous retrouvons confrontés aux problèmes de la satisfaction du genre humain dont le malaise ne faiblit pas. Il en résulte une recrudescence des mouvements d’extrême droite qui se revendiquent une nouvelle tribune dans ce concert des nations. La bête fauve enfouie dans nos sociétés depuis le triomphe des démocraties libérales sur les extrémismes de droite en 1945 est à nouveau sur le point de surgir. Et c’est là qu’intervient avec la plus grande des sagesses, le message biblique.

Dieu tient en effet pour toutes les préoccupations humaines, une seule réponse : son Fils, Jésus-Christ de Nazareth. La gestion politique du monde ne sera jamais satisfaisante aussi longtemps que le roi davidique n’aura établi son règne littéral sur la terre. Les Ecritures annoncent : sous son règne, le juste fleurira, et la paix sera grande tant que la lune éclairera. Il dominera d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate aux extrémités de la terre. Devant lui les habitants du désert plieront le genou et ses ennemis lècheront la poussière… Tous les rois se prosterneront devant lui, toutes les nations le serviront Psaumes 72v7-11. Il est évident que selon les Ecritures, seul son règne pourra satisfaire aux besoins de l’humanité meurtrie. La bête fauve des préférences nationales et raciales de plus en plus agitée par les partis d’extrême droite dans le monde, sont la preuve d’un malaise social déclenché par l’illusion d’un monde meilleur promis à partir de 1945 avec la mise sur pieds des Nations unies.

Le cœur de l’Homme est malade depuis la chute et la gestion qu’il fait de la cité n’est que le juste reflet de cette fracture intérieure. Il y aura à l’avenir, certainement de nouveaux extrémistes qui prendront le pouvoir. Au regard des promesses que l’antéchrist fera aux peuples de la terre au cours de la grande tribulation, il est possible qu’il soit un populiste de droite ou de gauche Apocalypse 13v1-15. Sans aucun doute donc, les philosophies politiques qui s’affrontent sur le terrain et dans les urnes accentueront leurs divergences jusqu’à l’heure de la grande tribulation. Mais jamais ce monde ne sera pacifié selon que les gouvernements se proposent d’instaurer un nouvel ordre mondial. A terme donc, le retour sur le devant de la scène des politiques d’extrêmes droite sont la preuve qu’aucune politique ne peut satisfaire le cœur de cette humanité qui est désespérée sans Jésus-Christ.

 

Samuel GOHOUNGO

M/A Histoire des religions

24 novembre 2020

Abomey-Calavi, Bénin

 Références

1- https://www.europe1.fr/politique/presidentielle-resultats-definitifs-du-second-tour-emmanuel-macron-6610-et-marine-le-pen-3390-3323609

 2- https://www.lefigaro.fr/international/2018/10/29/01003-20181029ARTFIG00001-jair-bolsonaro-elu-president-du-bresil.php

 3-https://fr.wikipedia.org/wiki/Bilan_de_la_Seconde_Guerre_mondiale#:~:text=Les%20combats%20de%20la%20Seconde,fronti%C3%A8res%2C%20surtout%20en%20Europe%20orientale

 

 

 

  

 

 

mardi 10 novembre 2020

La grâce : perfection et antériorité

  



L’évangélisme de notre époque le sait très peu. Alors il convient de le préciser : la réforme qui a donné officiellement naissance aux églises Protestantes (prises dans leur grand ensemble : luthériennes, calvinistes, reformées, méthodistes, évangéliques, pentecôtistes, charismatiques, néo charismatiques etc..) était basée sur cinq grands principes. Ils sont désignés par les cinq solas : sola scriptura (seules les Ecritures), sola gracia (seule la grâce), sola fide (seule la foi), solus Christus (Seul Jésus-Christ), soli Deo gloria (Seule la gloire de Dieu). Ces principes cardinaux ont fondé la démarche de formulation de la foi des Protestants de sorte que toute leur vie chrétienne se construisit atour et uniquement autour de l’œuvre salvatrice de Jésus-Christ. Martin Luther qui initia la réforme en 1517 était lui-même épuisé de faire pénitence, y voyant une béquille supplémentaire au salut pourtant déjà acquis en Jésus-Christ. Pour peu que vous vous intéressiez à l’histoire de l’Eglise, vous devriez avoir connaissance de ce chapitre de notre histoire commune. Le combat des réformateurs a donc été celui de la restauration du message de la croix au sein de l’Eglise de Jésus-Christ. La foi dès lors était à nouveau perçue comme le seul moyen de vivre la grâce pleinement manifestée à la croix du calvaire. Ce fut un triomphe du message de la grâce au sortir d’un moyen-âge enténébré par toutes sortes de croyances douteuses. Cinq siècles après le triomphe de la réforme, les principes cardinaux qui ont fait le Protestantisme sont à nouveau mis à rude épreuve. Au nombre de ces cinq principes, je choisis ici de mettre l’accent sur la sola gracia. Le but est de voir comment se porte le message de la grâce au 21e siècle de notre ère. 

Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes a été manifestée Tite 2v11. Le bien-aimé apôtre Paul nous présente ici le salut comme trouvant son origine dans la grâce du Dieu de la Bible. Nous dirions sans risque de nous tromper que le salut est par voie de conséquence de la même nature que sa source : la grâce. Or qu’est-ce que la grâce ? La réponse la plus élémentaire et qui pourtant est la plus juste nous dit qu’elle (la grâce) est la faveur imméritée de Dieu Ephésiens 2v8. A ce caractère immérité de la grâce s’ajoute un autre : l’antériorité. Par antériorité de la grâce, nous entendons que tout ce qui concerne notre salut a déjà été réglé encore une fois sur le bois du calvaire. Si les fractures et les misères humaines sont venues par le péché Genèse 3v17-19, leur éradication ne peut qu’être constatée que par le remède au péché : la croix de Jésus-Christ II Corinthiens 8v9. Par voie de conséquence, l’antériorité de la grâce implique une antériorité de la solution aux misères humaines. En termes claires, les solutions que nous cherchons aux fractures de notre existence ont précédé nos problèmes. Avant le besoin, Dieu a fait grâce de la provision. Et cette provision se trouve dans la perfection du salut de Jésus-Christ. L’antériorité de la grâce a donc précédé nos fractures. Voilà un message qui semble rassembler presque tout le monde sur le plan théorique. Mais dans les faits, différentes théologies s’affrontent sur la mise en pratique de la foi qui marche avec la grâce de Dieu. Il y a cet effet, une tendance, qui soutient sans l’affirmer qu’il faille compléter la nouvelle alliance par une série de contrats passés avec Dieu. 

Pour accéder à la grâce de Dieu et par voie de conséquence à ses bénédictions notamment matérielles, il faudrait activer une série de lois pour pousser Dieu à agir favorablement dans notre vie. La loi de la semence est à cet effet la plus évoquée. Dieu selon cette approche ferait grâce à la mesure de la semence que nous lui aurions apportée. Ce message aujourd’hui en vogue et qui ravit bien de croyants est à regarder de près, une entorse à la complétude et à l’antériorité de la grâce de Dieu. Il faut pour cela rappeler que la solution que Dieu donne aux fractures humaines est la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Or sa personne a déjà été donnée et son œuvre déjà manifestée à perfection Jean 19v30. Il y a également à cet effet, une constante dans les épitres. Les apôtres considéraient l’œuvre de Jésus-Christ à la fois comme antérieures à leurs problèmes, mais aussi comme toutes suffisantes à leurs besoins Ephésiens 1v3. Considérant donc comme eux, l’antériorité et la perfection de la grâce de Dieu manifestée à notre égard, il n’y a aucune semence qui puisse provoquer la bénédiction de Dieu ; aucune loi mentale du succès que nous devrions pratiquer comme des mantras jusqu’à atteindre les greniers du Seigneur. Non ! Croire qu’à force de donner, nous finirions par provoquer la grâce de Dieu, c’est à la fois méconnaitre la profondeur de l’œuvre de la croix et être particulièrement prétentieux ; prétentieux de penser que notre spiritualité pourrait un jour impressionner le Dieu de toutes grâces. Lorsque nous finissons par comprendre que la grâce de Dieu a pourvu à tous nos problèmes avant même que nos difficultés se manifestent, nos prières ne sont plus des supplications, mais des actions de louange en toutes circonstances. Et mieux, lorsque nous saisons ce qu’est l’antériorité de la grâce, c’est avec joie et empressement que nous donnons nos offrandes et dîmes. Nous les donnons par reconnaissance à Dieu pour avoir pourvu à tous nos besoins avant qu’un seul d’entre eux ne se manifeste. Nous ne donnons plus pour soi-disant provoquer la bénédiction car il est illogique de provoquer ce qui a déjà été donné par amour.

A bien d’égard, l’antériorité et la complétude de la grâce mettent la foi chrétienne à rude épreuve. Mais justement la grâce a été donné pour confondre l’orgueil humain. Au regard donc de la marche actuelle de l’Eglise, nous n’exagérons pas en affirmant que le message de la grâce est mal interprété. Après un demi-millénaire de réforme, l’Eglise de notre temps devrait apprendre à se débarrasser des béquilles que les hommes joignent au salut. Car la grâce, source de laquelle jaillit notre salut est parfaite.  


10 novembre 2020

Abomey-Calavi, Bénin

Samuel GOHOUNGO

M/A Histoire des religions   



 


mardi 3 novembre 2020

Sur les traces du Millénium : redécouverte d’une prophétie négligée


 

Il existe dans les Ecritures, une prophétie dont il n’est pas suffisamment fait mention et qui par voie de conséquence est méconnue de la majorité des chrétiens de notre siècle. Elle fonde pourtant une part essentielle de notre espérance chrétienne d’autant qu’elle conduit notre foi à considérer le triomphe final de notre Dieu sur les agitations du diable et de l’actuelle société corrompue. Cette prophétie est la promesse d’une restauration future de la planète et de la constitution d’une société équitable conduit par le règne physique de Jésus-Christ ; règne dont les gouvernements politiques actuels ne sont que de vagues et maladroites copies.  Cette promesse prophétique, les théologiens l’ont baptisé : le Millénium. Et moi personnellement je la désigne comme : une introduction à l’éternité. Je vous invite donc le temps de parcourir cet article, à découvrir ou à redécouvrir les principaux aspects de cette promesse biblique pourtant mal connue du peuple de la Bible.  

Le Millénium est une prophétie qui annonce le règne futur de Jésus-Christ sur notre planète. Un règne qui durera précisément mille ans Apocalypse 20v1-6 ! Oui. Il ne s’agit pas ici d’un règne spirituel mais d’une gouvernance bel et bien physique. De toute éternité, le Seigneur notre Dieu règne sur l’univers entier Esaïe 6v1-3. De fait les mondes lui sont soumis. Mais il ne faut pas se méprendre : notre terre, ce minuscule coin du cosmos maintient contre l’ordre établi par l’Éternel, une rébellion qui dure depuis la chute de nos premiers parents en Eden. Le but poursuivi par le Seigneur est unique : reconquérir cette terre rebelle. L’œuvre de la croix de Jésus-Christ a remporté la victoire sur le péché et la mort. C’est en fonction de cette œuvre déjà parfaite que l’Eternel entend traduire à l’échelle de toute la planète cette victoire acquise par l’Agneau, il y a deux mille ans : heureux les saints qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a pas de pouvoir sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et de Christ et ils règneront avec lui pendant 1000 ans Apocalypse 20v6.

Cette promesse divine dont la durée est clairement indiquée en Apocalypse 20, est implicitement présente dans les écrits des prophètes de l’ancien testament. A plusieurs reprises, ils annoncent un règne de justice et d’équité conduit par Jésus-Christ ici-bas. Le prophète Esaïe a laissé à ce sujet une description des plus belles jamais ébauchées : je ferai de Jérusalem mon allégresse et de mon peuple ma joie. On y entendra plus le bruit des pleurs ni les cris de détresse. Il n’y aura plus de nouveau-né qui vivent quelques jours seulement, ni de vieillard qui meure avant d’avoir terminé son parcours…65v19-20. Puis il ajoute en conclusion de sa description prophétique : on ne commettra ni mal ni destruction sur toute ma montagne sainte, dit l’Éternel v25. Le roi Salomon lui emboite le pas. Dans le Psaumes 72 dont il est l’auteur, il décrit l’étendue terrestre du règne messianique de Jésus-Christ. Les mots qui suivent sont les siens : sous son règne, le juste fleurira, et la paix sera grande tant que la lune éclairera. Il dominera d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate aux extrémités de la terre. Devant lui les habitants du désert plieront le genou et ses ennemis lècheront la poussière… Tous les rois se prosterneront devant lui, toutes les nations le serviront Psaumes 72v7-11.

Pourtant, cette prophétie dont l’accomplissement littérale a été attendu par les prophètes et les premiers chrétiens, a très tôt été tournée en dérision par l’Eglise institutionnelle dès le 4e siècle de notre ère. Passée de la persécution à la reconnaissance impériale sous Constantin (premier empereur officiellement chrétien de l’empire romain), l’Eglise institutionnalisée dû très tôt revoir son interprétation de la prophétie des mille ans de règne de Jésus-Christ sur terre. Il ne pouvait en être autrement car les richesses et le pouvoir  temporels désormais aux mains de l’Eglise, il parut déconvenue d’annoncer un autre roi que l’empereur romain et autre royaume que l’empire des césars. “ Elle fut alors agrée par l’Etat (…) quitta sa pauvreté et fut assez rapidement couronnée d’honneurs et de richesses temporelles. Elle comprit qu’elle déplairait fort à Constantin et à son entourage si elle continuait à parler de la vie comme d’un pèlerinage  et à enseigner la séparation avec le monde. Espérer la venue d’un  autre roi et de son règne terrestre, devint aussi inacceptable. Ainsi, sous la protection de l’Etat, et en pleine prospérité, l’Eglise en vint à oublier sa vocation et son espérance" 1. C’est ainsi qu’au 4e siècle de notre ère et pendant de nombreux siècles,  l’interprétation littérale des prophéties concernant le Millénium fut écartée.

Notre époque n’est pas moins coupable dans cette négation de la vérité biblique. D’un point de vue purement doctrinal, les mouvements évangéliques sont favorables à la théologie du Millénium terrestre. Dans la pratique toutefois, un accent exagérément mis sur les richesses terrestres a détourné l’espérance des chrétiens d’un règne millénaire de Jésus-Christ. Ces dernières décennies ont même vu naitre avec l’évangile de la prospérité, un nouveau courant théologique : le kingdom now (royaume maintenant) qui vise à instaurer avant le retour de Jésus-Christ, le règne du roi davidique. Pour ce faire, le kingdom now s’efforce de conquérir les leviers du pouvoir temporel. Ces tentatives inutiles pour instaurer le règne millénaire de Jésus-Christ n’ont de mérite qu’une distraction du peuple de Dieu. Le Seigneur instaurera lui-même son règne et sans le concours d’aucune aide. En voici la preuve : le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple. C’est ce qu’indique la pierre que tu as vu se détacher sans le secours d’aucune main et qui a brisé le fer, l’airain, l’argile, l’argent et l’or Daniel 2v44-45.

Ce règne millénaire arrive. Au regard de l’actualité, la  prophétie est sur le point de s’accomplir. C’est une bien triste vie chrétienne que celle-là qui se détourne de l’espérance du Millénium. Au reste, à ceux qui, attachés aux écritures gardent cette bienheureuse espérance et intercède pour son accomplissement, que la grâce et la paix de Jésus-Christ vous soient multipliées.   

Samuel GOHOUNGO

M/A Histoire des religions

03 novembre 2020

Abomey-Calavi, Bénin

 

 

Références

1  Le Millénium : image ou réalité ? (pages 29-30) Charles Ryrie, Homer Payne.

  

vendredi 30 octobre 2020

Population mondiale et équilibre homme-femme : pour réfutation d’une théologie douteuse

 




Et sept femmes saisiront en ce jour un seul homme, et diront : nous mangerons notre pain, et nous vêtirons nos habits ; fais-nous seulement porter ton nom ! Enlève notre opprobre Esaïe 4v1.

Il s’est développé dans ce qu’il n’est plus très convenable d’appeler le milieu évangélique – tant les divergences sont doctrinales- une tendance à légiférer la polygamie sur la base du verset cité plus haut. Des pasteurs profitant des média libres que sont les réseaux sociaux, diffusent une interprétation personnelle des Ecritures, aux fins de justifier la prise de plusieurs femmes en mariage. Ils évoquent à cet effet l’expérience de quelques patriarches bibliques comme David qui n’eut pas qu’une seule femme. Mais surtout, le nom de Salomon est évoqué comme le grand champion d’une polygamie à laquelle l’on prête des fondements bibliques. Cette théologie du mariage, version Facebook tient aussi à se justifier sur la base d’une prétendue féminisation accélérée de la population mondiale actuelle, de sorte qu’il y aurait plus de femmes que d’hommes sur la planète. Cet article est écrit au regard des Ecritures et tenant compte des dernières statistiques mondiales afin de répondre à cette tendance nouvelle et douteuse. Faisons pour commencer, un peu d’exégèse !

Rappelons ici le passage cité au début de notre méditation : Et sept femmes saisiront en ce jour un seul homme, et diront : nous mangerons notre pain, et nous vêtirons nos habits ; fais-nous seulement porter ton nom ! Enlève notre opprobre Esaïe 4v1. Ce passage-ci est précédé d’un chapitre entier (chapitre 3) qui traite du jugement de Dieu sur le royaume de Juda et Jérusalem sa capitale. La sentence divine qui y est prononcée est sans appel : la désintégration nationale du royaume de Juda à cause de son péché. Au cœur de ce chapitre qui décrit le châtiment réservé au royaume de Juda, le Seigneur Dieu tient une place particulière à mettre en évidence la honte des fille de Jérusalem. Les onze (11) derniers versets du chapitre 3 (v16-26) portent essentiellement sur cette sentence adressée aux femmes de Jérusalem alors devenue hautaines et s’étant appropriées les cultures païennes environnantes. Cette section s’ouvre avec ces mots : parce que les filles de Sion sont orgueilleuses La sentence qui suit est alors indiscutable : le Seigneur rendra chauve le sommet de la tête des filles de Sion, l’Éternel découvrira leur nudité v17. Au verset 25, la sentence arrive à son paroxysme. Et c’est là que nous retrouvons notre problématique de départ : Tes hommes tomberont sous le glaive et tes héros dans le combat. Le verset suivant (4v2) qui dit : Et sept femmes saisiront en ce jour un seul homme, et diront : nous mangerons notre pain, et nous vêtirons nos habits ; fais-nous seulement porter ton nom ! Enlève notre opprobre, vient donc comme une conclusion logique à une série de menaces proférées contre des femmes du royaume de Juda qui s’étaient égarées du chemin du Seigneur.  

Ce passage qui est brandi par les tenants de cette maladroite théologie du mariage est donc une interprétation tendancieuse pour justifier une boulimie sexuelle à peine voilée. Les égarements des patriarches comme Salomon qui prit 1000 femmes pour satisfaire sa volupté, ne peut aucunement être un modèle à copier. Car faut-il le dire encore, la Bible ne cache pas les erreurs de ses héros.

Pour justifier cette approche douteuse du mariage, les tenants de cette conception affirment que notre société actuelle, dans sa répartition sexuelle, se prête bien à l’accomplissement d’Esaïe 4v1. L’on affirme à cet effet qu’il y aurait plus de femmes que d’hommes à la surface du globe. Il faut croire qu’en plus d'être des pasteurs mal renseignés sur le plan biblique, ils le sont davantage sur le plan des résultats d’enquêtes des Nations Unies. Selon justement les dernières statistiques publiées par les Nations Unies, il y a à ce jour à peu près autant d’hommes que de femmes sur la planète en 2020 1. Il nait, il est vrai un peu plus de garçons que de filles : 106 garçons pour 100 filles 2. Mais vu que le taux de mortalité est légèrement plus élevé chez les garçons que chez les filles dans l’enfance, l’écart tend à se réduire. Résultat : il y a environ 102 hommes pour 100 femmes 3. Statistiques qui vont à l’encontre de la croyance populaire qu’il y a plus de femmes que d’hommes. Il est vrai qu’à un certain âge, l’écart se creuse davantage au profit des femmes, de sorte qu’il y est plus de femmes que d’hommes sur la planète. Mais ce cas de figure s’observe uniquement à l’approche des cent ans car les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Sur 10 personnes âgées de 100 ans donc, 08 sont des femmes 4. C’est à ce seul moment de la vie que l’écart se creuse. Nous nous imaginons mal cependant, ces prédicateurs de la polygamie, épouser des femmes de 90 voire 100 ans !

Cette lecture statistique de la population mondiale démontre encore une fois que bien malgré le péché de l’Homme, l’Éternel continue de veiller à l’équilibre homme-femme pour que se perpétue la race humaine. Celui  qui a dit à Adam : je lui ferai une aide semblable à lui Genèse218, celui-là donc, continue encore de faire une femme pour un homme. La polygamie ne peut se justifier ni selon les Ecritures, ni d’après les statiques de la population mondiale. Ces prédicateurs au service de satan, sont une honte pour l’Eglise. Veillez donc à ne pas vous laisser séduire.

 

30 octobre 2020

Abomey-Calavi, Bénin

Samuel GOHOUNGO

M/A Histoire des religions

 

Références

1-4 : https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/faq/plus-hommes-ou-femmes-sur-terre/#:~:text=S'il%20y%20a%20%C3%A0,femmes%20(49%2C6%20%25).

 

 

 

   

mardi 27 octobre 2020

Age atomique et enfer nucléaire: un son de trompette


 

Au terme de la seconde guerre mondiale, (précisément en août 1945), les Etats-Unis larguèrent sur les villes d’Hiroshima et Nagasaki au Japon, deux bombes connues dans l’histoire récente de l’humanité pour avoir été les plus meurtrières jamais utilisées au cours d’une guerre : la bombe atomique. Les conséquences de l’usage de l’arme nucléaire furent aussitôt catastrophiques. A Hiroshima, 100.000 personnes meurent en quelques secondes de suites de l’irradiation 1. Dans l’autre ville (Nagasaki), trois jours plus tard, 75.000 personnes meurent également brûlées en quelques secondes 2. Les dégâts s’observèrent dans l’espace à un kilomètre à la ronde atour du point du point d’impact 3. Dans le temps, 450.000 personnes ayant survécu à l’explosion de la bombe larguée sur Hiroshima présentèrent pendant longtemps encore des symptômes comme la perte de cheveux, les cicatrices chéloïdiennes, la leucémie et bien entendu de nombreux cancers 4. L’enfer nucléaire qui mit fin à la seconde guerre mondiale poursuivit son œuvre de destruction bien des décennies après.

L’usage meurtrier de la bombe atomique en 1945 n’a pas pour autant ralenti les ardeurs humaines pour une quête d’auto destruction. Bien au contraire. Les décennies qui ont suivi la fin de la seconde guerre mondiale ont dressé le lit d’une course effrénée à l’armement nucléaire. Les archives de la guerre froide nous disent long à ce sujet. Les années 50 et 60 notamment ont vu l’humanité marcher sans arrêt vers le point de son auto-destruction. Officiellement, la bombe la plus puissante jamais testée par les Etats-Unis est Castle bravo : un engin nucléaire 1000 fois plus puissant que celui utilisé à Hiroshima 5. En 1961 pourtant, l’Union soviétique va plus loin en mettant à l’essai la bombe Tsar : 50 mégatonnes ! 3000 fois plus meurtrière que celle utilisée à Hiroshima 6. Autrement, les bombes à hydrogène dont disposent à ce jour les super puissances militaires sont si puissantes qu’à côté des dégâts qu’elles causeraient, Hiroshima et Nagasaki ne seraient que de simples unités de mesure. Si une seule bombe peut causer la mort de centaines de milliers de personnes en quelques secondes, que serait l’état de la planète si une dizaine de ces engins venaient à exploser ? La question est en soi terrifiante. Mais la réponse l’est encore plus, d’autant que le nombre d’armes nucléaires existant sur la planète est estimé à 15.600 7 !

Le professeur de physique nucléaire Bernhard Philbert fait remarquer : Dieu a suscité l’énergie nucléaire et, au cours de son œuvre créatrice, en dispose dans une harmonie et une majesté admirables. Grâce à elle, il créa la lumière, sépara la terre ferme des eaux, fit surgir les plantes et les animaux, donna vie à l’entité biologique et physiologique formée à partir de la poussière de la matière 8. Hélas, cette force qui existe entre les particules élémentaires des atomes et qui maintient l’intégrité de l’univers physique, a été découverte par l’homme. Celui (l’Homme) à qui l’Éternel a dit : assujettissez la terre Genèse 1v28, ne s’est pas privé de manipuler sur base de son cœur corrompu, les forces qui assurent la stabilité du noyau atomique. C’est ce qui se produisit à partir de 1939 lorsque les physiciens allemands Hahn et Strassmann découvrirent la fission de l’uranium à Berlin 9. L’Homme du 20e siècle devint d’autant puissant qu’il détenait entre ses mains les forces qui assurent la stabilité de l’univers physique. Hélas, il en a fait une arme capable de détruire toute forme de vie à la surface de la terre.

 A raison, de nombreux exégètes voient dans la future guerre atomique qui se dessine, l’accomplissement littérale de la prophétie suivante : quand il ouvrit le sixième sceau : il eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre comme les figues vertes d’un figuier secoué par un vent violent Apocalypse 6v12-13. Sept ans après l’explosion des deux bombes sur le japon, au regard du nuage atomique qui cacha pendant un temps la lumière du soleil,  un écolier fait cette remarque : quand la bombe atomique est tombée, le jour est devenu la nuit et les gens sont devenus des fantômes 10. Aujourd’hui, les superpuissances militaires disposent d’armes nucléaires capables de faire en un seul exemplaire, plus de 3.000 fois l’effet des bombes de 1945. Et des exemplaires de ce genre existent en des milliers de copies. Imaginons donc combien de fois le soleil et la lune pourraient perdre de leur couleur dans ce nuage destructeur causé par l’Homme. Bernhard Philbert précise : les forces cosmiques de l’énergie nucléaire artificiellement libérée dépassent ce que notre espace vitale peut contenir 11  Il est donc fort probable que la prophétie du sixième sceau annonce les affres d’une guerre atomique.

Officiellement, selon le langage très flatteur de la diplomatie, les armes nucléaires dont disposent aujourd’hui neuf puissances militaires autour du globe, sont des armes dissuasion et non armes offensives. Hélas, nous ne pouvons confier le sort de notre espèce entre les mains d’Hommes avides de pouvoir. Le prophète Jérémie nous met doublement en garde : le cœur de l’homme est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaitre 17v9?  Puis il ajoute : maudit soit l’homme qui se confie en l’homme 17v5. Depuis que nous sommes entrés dans l’âge atomique, l’Homme postmoderne s’est donné les moyens de s’autodétruire. Au regard de la marche de l’Humanité, jamais une génération avant la nôtre n’avait réussi à concentrer entre ses mains un tel pouvoir. En franchissant les limites de l’atome aux fins de manipuler les forces qui régissent l’intégrité de l’univers physique, nous avons ouvert le dernier chapitre de notre histoire. Il est donc urgent pour l’Eglise de réaliser que l’âge atomique dans lequel nous sommes intégrés depuis près de 80 ans maintenant, est un autre signe de la fin ; peut-être même le signe le plus évident de tous. Le professeur de physique nucléaire Bernhard Philbert écrit : l’énergie atomique ne nous précipite pas forcément dans la catastrophe finale. Mais elle place de façon alarmante le dénouement dans le domaine de la possibilité immédiate 12.

27 octobre 2020

Abomey-Calvi, Bénin

Samuel GOHOUNGO

M/A Histoire des religions

Références

1,2,3,4https://www.dw.com/fr/il-y-a-75-ans-lenfer-nucl%C3%A9aire-%C3%A0-hiroshima-et-nagasaki/a-54458057 consulté le 26 octobre 2020

5,6,7 https://hitek.fr/bonasavoir/bombe-atomique-tsar-bomba_848 consulté le 26 octobre 2020

8, Bernhard Philbert, Guerre atomique et prophétie biblique, LLB, 1973, p34

9, Bernhard Philbert, Guerre atomique et prophétie biblique, LLB, 1973, p35

10 https://diefenbunker.ca/hiroshima-et-nagasaki/   consulté le 27 octobre 2020

11,12, Bernhard Philbert, Guerre atomique et prophétie biblique, LLB, 1973, p31

 

 

 

 

jeudi 15 octobre 2020

Méga Church et illusion du réveil

 

Méga Church et illusion du réveil


En science des religions, une méga Church est une église qui rassemble en son sein au minimum 2000 personnes par fréquentation hebdomadaire 1. Au-delà de 10.000 membres fréquentant par semaine une assemblée, il est question de giga-Church 2. Dans les faits cependant, méga et giga-églises s’inter changent dans le langage courant. Dans cette présente méditation, nous ferons de même. Par méga-église, nous entendrons aussi bien des méga que des giga églises.

Il faut remonter à la fin du 19e siècle pour voir apparaitre les premières méga églises notamment à Londres. En 1861 en effet, le pasteur baptiste réformé Charles Spurgeon inaugurait un auditorium de 6000 places assises 3. Environ 60 ans plus tard, l’Angelus Temple voyait le jour avec 5,300 places assises sous la conduite d’Aimee Semple McPherson à Los Angeles 4. C’est justement au cours du 20e siècle que les méga Church gagnent en influence notamment sur le plan médiatique. Ces grandes structures ecclésiales investissent les ondes radiophoniques et la télévision en mettant en avant le télévangélisme. Il s’agit sans aucun doute de laborieux efforts qu’il faut saluer car au tournant des années 60, 70 et 80 surtout, ces canaux d’évangélisation ont largement contribué à la propagation de l’Evangile ainsi qu’à la conversion de millions d’âmes au Seigneur Jésus-Christ. Le ministère certes critiqué mais non moins authentique du télévangéliste Jimmy Swaggart ne peut ici manquer d’être cité.

Au tournant des années 2000 cependant, les méga-églises ont vu leur taille se multiplier par 10, voire par 20. En 1999, David Oyédépo au Nigéria implantait un auditoire de 50.000 places assises 5. Pendant quelques années, la Faith tabernacle est resté le plus grand auditorium chrétien du monde avant de se faire largement distancer en 2004 par le Temple de la gloire de Dieu au Brésil : 60.000 places assises 6. En 2015, la Champions Royal Assembly à Abuja au Nigéria fait mieux en ouvrant ses portes avec 80.000 places 7. Trois ans plus tard, la Glory Dome de l’église Dunamis International Gospel centre bat le record de toutes les audiences avec 100.000 places assises proposées au public en 2018 8. Mais les chiffres astronomiques des méga-Church ne s’arrêtent pas là : en 2020, la Hand of God Cathedral (Port Harcourt, Nigéria) ouvre avec 120.000 places assises 9. Pour vous figurer le caractère extraordinaire de ces chiffres, notez que la Champions Royal Assembly à Abuja au Nigéria avec ses 80.000 sièges fait autant de places assises que le stade de France. Quant à la Hand of God Cathedral,  elle fait trois fois la taille du stade l’amitié de Cotonou. Il s’agit sans aucun doute de grands efforts qu’il faut ici saluer. Toutefois, il convient aussi de mesurer l’influence de ces méga-Church sur l’état moral et spirituel du monde, au regard des Ecritures. Un impact certes peu loisible à quantifier.

Au cours des siècles précédents, notamment au 18e et au 19e siècles, les réveils avaient vocation de transformer d’abord la vie de l’Eglise puis d’éclairer la société des puissantes lueurs du Saint-Esprit de sorte que le monde était convaincu de son péché. De petites unités de prières comme de grands rassemblements d’intercession naissaient de ces cœurs vivement touchés par le message de repentance et de sainteté qui était alors prêché. La conviction de péché était telle que la société elle-même était transformée. Un chroniqueur décrit le réveil du pays de Galles [1904] en ces termes : "Il n’y avait plus de place dans les églises et les gens ouvraient leurs maisons spontanément pour la prière et, malgré cela, ce n’était pas suffisant pour contenir tous les visiteurs. Les gens venaient de loin et, sentant qu’ils avaient trouvé la glorieuse colonne de nuée (un signe de la présence de Dieu), ils ne voulaient plus repartir […] Les hommes commandaient des boissons alcoolisées dans les tavernes et repartaient aussitôt sans y toucher à cause de la conviction de péché du Saint-Esprit" 10.

Avouons tout bas que malgré nos grands rassemblements à caractère électrique, nous sommes bien loin de tels standards de réveil. Il ne s’agit pas pour nous de faire un procès aux méga-églises. Loin de nous cette idée car elles ne sont pas plus responsables du réveil qu’une église de petite taille. Toutefois, gardons-nous de croire que parce que nous réussissons à ressembler l’équivalent d’un grand stade de football, nous suscitons de facto le réveil. Non! Mille fois non ! L’illusion du réveil suscitée par nos giga cathédrales est malheureusement devenue un des plus grands dangers de notre génération. Rappelons que c’est encore de l’Eglise de notre époque dont il est prophétiquement dit : Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi parce que tu es tiède, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis : je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu Apocalypse 3v15-18. Le problème suscité par notre chronique est justement là : car alors que nous sommes la génération qui voit les plus grands rassemblements chrétiens possibles, nous sommes en même temps celle qui connait la plus grande indifférence aux choses du Seigneur. La société est de plus en plus corrompue et l’Eglise tout aussi. Le sommeil et la mort spirituels trônent là où nous jurons nous rassembler au nom de Jésus-Christ. Quelle étrange génération que la nôtre qui veut voir dans ces giga cathédrales, le signe d’un réveil. Oui, triste génération que la nôtre ! vivement que nous réalisions que nos rassemblements électriques ne sont pas des indicateurs du réveil. L’Eglise de notre temps a besoin de se détacher d’elle-même et de ses super structures pour chercher dans le dépouillement de soi, la face du Dieu vivant. Réalisant la vanité de ses richesses et de ses grandes possessions dont les méga-églises sont de fidèles étendards, il lui faudra renoncer à ses gloires personnelles qu’elle attribue faussement au Seigneur Jésus-Christ. A terme, il lui faudra non chercher des indicateurs d’un réveil, mais le réveil lui-même jusqu’à la source inviolable du Saint-Esprit.  

Abomey-Calavi, Bénin

Le 15 octobre 2020

Samuel GOHOUNGO

M/ A Histoire des religions    

Références

1,2 Alicia Budich, From megachurch to Gigachurch, cbsnews.com, Etats-Unis, 6 avril 2012

3, Stephen J. Hunt, Handbook of Megachurches, Brill, Netherlands, 2019, p.50

4, Jeff oliver, Pentecost to the Present Book three : worlwide revivals and Renewals Bridge, Logos Inc, 2017, p.117

5,6,7,8,9  https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_plus_grands_auditoriums_d%27%C3%A9glises_%C3%A9vang%C3%A9liques

10 http://sentinellenehemie.free.fr/reveilgalles.html

   

 

lundi 5 octobre 2020

Plaidoyer pour 15 millions de musulmans


 

Géographie de l’intercession

Plaidoyer pour 15 millions de musulmans

Le Sénégal est un pays d’ouest Afrique, ancienne colonie française. Son histoire religieuse est majoritairement dominée par l’islam qui s’implante sur le territoire au 9e siècle de notre ère grâce aux conquêtes des almoravides qui établissent comme entreprise, d’islamiser la région. Mais il faut attendre le 19e siècle pour que s’y propage la religion de Mahomet grâce aux marabouts prêcheurs.  Aujourd’hui, le pays compte plus de 15.000.000 d’habitants et est islamisé à environ 95%. Plusieurs confréries se partagent les millions de fidèles musulmans : le soufisme, le chiisme, le wahhabisme etc... Les succès remportés par le Christianisme au Sénégal sont bien maigres comparés à l’extension de l’Islam dans ce pays. Seulement 3% de population pratique le christianisme (toutes catégories confondues). Pourtant, c’est à la même époque des marabouts prêcheurs (19e siècle) où l’islam entama son ascension fulgurante au Sénégal, que le  protestantisme fit également son entrée : 1863 ! Après un siècle et demi de présence sur le territoire, l’Eglise protestante du Sénégal comptent 1000 membres pour trois paroisses ! La cartographie religieuse du Sénégal est donc fortement à l’avantage de l’Islam. Mais au-delà du simple sujet des présences religieuses au pays de Senghor, la question du salut des sénégalais préoccupe au plus haut point le ciel. S’il est vrai que l’Evangile y a été prêché et que la trompette du retour de Jésus-Christ peut sonner à tout moment, il n’en demeure pas moins que ce pays est presqu’entièrement étranger à l’Evangile de Jésus-Christ. 15 millions d’âmes aujourd’hui sont encore étrangères au salut acquis à la croix.

Les Ecritures nous montrent clairement que la volonté du Seigneur Jésus-Christ est que tous les hommes parviennent au salut. Aussi a-t-il énoncé au nombre des signes avant-coureurs de son retour que cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin Matthieu 24v14. Il est vrai qu’il ne conditionne pas son retour à la conversion de toute l’humanité au Christianisme. Non ! Mais il tient fermement dans son cœur de Père que toute la création soit sauvée. Il ne s’agit pas d’une utopie. Sa puissance n’est pas insuffisante pour ramener aujourd’hui à Lui 15 millions de cœurs. Seulement, à la confluence de sa souveraineté et de son amour, il choisit de respecter le choix de l’homme en tant qu’individu libre. Par voie de conséquence, ce n’est qu’à travers la prière des rachetés qu’il étend son action vers le cœur des autres hommes restés encore étrangers à son salut. L’œuvre la plus utile et surtout la plus puissante que l’Eglise puisse accomplir aux côtés de son Seigneur est donc l’intercession pour le salut des âmes. Le Sénégal en a grand besoin.

Ce pays a besoin que nos genoux ploient devant le trône de Dieu et que nos âmes se répandent dans une intercession fervente pour le salut des wolof, peul, Diola, Malinké, Soninké (et j’en passe) qui composent la population sénégalaise. L’heure à mon sens n’est plus aux débats infructueux qui n’ont jamais rien enfanté dans l’Esprit. Pour le salut du Sénégal, il nous faut porter un fardeau de prière et nous enfermer dans nos chambres. Là, dans le secret de l’intercession, nous pourrions toucher des cœurs et donner une meilleure tribune à l’Evangile qui s’y prêche déjà. Ce n’est qu’à ce prix-là que l’Evangile sera entendu de ces millions d’âmes. Si, parcourant cet article, vous sentez dans votre cœur l’urgence de l’intercession pour ce pays, alors répondez à l’appel. Car le Seigneur cherche une armée silencieuse, discrète mais puissante dans la prière. Puissiez-vous en faire partie. Car au ciel, certainement un Diop, un Diallo, un Niass et peut-être même un Senghor vous remerciera d’avoir prié pour son salut. Dieu bénisse votre intercession ! 

Abomey-Calavi,

Le 05 octobre 2020

Samuel GOHOUNGO

M/A Histoire des religions

mercredi 30 septembre 2020

Sens des catastrophes naturelles

Sens des catastrophes naturelles



Le 26 décembre 2004, le monde s’est réveillé avec une terrible nouvelle. Un tsunami (tremblement de terre marin) venait de frapper l’île de Sumatra à 7h 58mn 51s (heure locale), générant des vagues meurtrières hautes de 30 mètres. Le choc fut si virulent que selon les géologues, tous les points de la terre avaient bougé d’un centimètre. Mais surtout, ce tsunami avait emporté de ces vagues meurtrières plus de 230.000 vies 1. Ce sinistre géant, tristement enregistré dans les annales de l’histoire récente de l’humanité est un exemple certes douloureux, mais un exemple de sinistre parmi tant d’autres qui ont meurtri la conscience collective. Bien des fois en effet, la nature a déployé ses forces contre l’humanité avec une étonnante méchanceté. Les exemples sont légion : tremblements de terre, cyclones, ouragans, typhons, coulée de boue, chute de météorite, inondations, avancée de la mer, réchauffement climatique et la liste est interminable.

En janvier 2010, un des plus meurtriers tremblements de terre avait fait 220.000  morts à Haïti 2.Alors que des quartiers entiers gisaient sous les décombres, des images de chaines de télévisions internationales présentèrent alors des chrétiens qui célébraient le Seigneur Jésus-Christ au milieu des tas de ruine. Et sur ce qui restait des murs d’une église, on retrouvait écrit : toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Cette ferveur de la foi qui refuse de se perdre dans les décombres d’un pays entier laissé en ruines par un meurtrier tremblement de terre, pose les bases d’un problème moral et théologique à savoir : Dieu permet-Il que la nature se déchaine au point de faucher des vies humaines ? Voici une question à laquelle l’honnêteté de notre foi se doit de répondre. Mais au-delà, trouverons-nous dans les champs de ruine laissés par la férocité de la nature meurtrière, une annonce de la fin des temps ?

Les Ecritures s’ouvrent avec un tableau marqué par une profonde quiétude : le premier couple dans le jardin d’Eden en harmonie parfaite avec Dieu et le reste de la création. L’intrusion du péché occasionnée par la désobéissance de nos premiers parents est, on le sait, à la base du déséquilibre dans lequel se retrouva dès lors la création. C’est rappelons-le, dès cet acte de désobéissance que la terre qui produisait alors de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers Genèse 1v11, se mirent aussi à produire des épines et des ronces Genèse 318. La méchanceté de la nature à l’égard de l’homme trouve donc son origine dans le péché d’Adam. Le renouvellement de la présente création pour faire à nouveau un monde où l’harmonie et l’équilibre perdus seront retrouvés, est une préoccupation majeure qui se lit tout à travers les Ecritures. Esaïe, prophétisant par exemple le millénium à venir laisse entendre de la part du Seigneur: je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre ; on ne se rappellera plus des choses passées, elles ne reviendront plus à l’esprit (…) Le loup et l’agneau paîtront ensemble (…). Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte 65v17/25. Le déchainement de la nature contre l’humanité corrompue ne relève donc pas de la volonté parfaite de Dieu. Toutefois, sa souveraineté qui demeure malgré le péché de l’Homme devrait fixer des limites à ces atrocités. Et c’est justement ce que les Ecritures nous enseignent.

Les catastrophes naturelles sont énoncées par Jésus-Christ notre Seigneur comme des signes avant-coureurs de son retour. En Matthieu 24, il annonce : il y aura en divers lieux, des tremblements de terre v7. L’histoire humaine n’a pas manqué de montrer dans les faits, ces propos du maître. Les 20 siècles écoulés ont précisé avec une étonnante acuité la justesse de cette prophétie annoncée par le sauveur du monde. L’on pourrait voir dans ces déferlements meurtriers des forces de la nature, des instruments du jugement divin. Le déluge aux jours de Noé est la preuve irréfutable que Dieu peut se servir des forces de la nature pour juger l’humanité corrompue. Mais en plus d’être des instruments avec lesquels le Seigneur châtie les crimes des hommes, les catastrophes naturelles racontent bien souvent une toute autre histoire. L’apôtre Paul nous en a conservé d’ailleurs un morceau : La création a été soumise à la vanité, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or nous savons que, jusqu’à ce jour, la création soupire et souffre les douleurs de l’enfantement Romains 8v20-22. Voilà donc qui éclaire notre lanterne. Soumise à la vanité, à cause du péché d’Adam, la création est en souffrance sous le poids de la corruption. Comparée ici par l’apôtre Paul a une femme qui souffre les douleurs de l’accouchement, la nature fait bien souvent entendre ses cris avec véhémence parfois. Depuis la prophétie de Jésus-Christ en Matthieu 24, l’histoire nous apprend clairement que plus nous avons avancé dans le temps, plus les catastrophes naturelles ont été enregistrées. Seulement au 20e siècle, plus d’une soixantaine de séisme ont été répertoriés3. Nous comprenons donc avec évidence pourquoi notre Seigneur annonce cette catastrophe naturelle comme un signe de son retour. C’est pour la simple raison que parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira Matthieu 24v12. Or plus l’iniquité s’accroit, plus la création souffre sous le poids de la corruption à laquelle elle a été soumise. L’expression de ses gémissements est la diversité des catastrophes naturelles qui frappent notre planète.

Le siècle dernier a enregistré bien plus de catastrophes naturelles qu’aucun autre à travers l’histoire. Ce signe avant-coureur du retour de Jésus-Christ se précise de plus en plus car la création gémit, épuisée de supporter le poids de notre corruption. Espérons que la terre ne tremble plus. Mais si elle tremblait, ou si une quelconque catastrophe naturelle survenait, réalisons alors que nous avons fait un pas de plus vers le retour de Jésus-Christ.

Abomey-Calavi,

Le 30 septembre 2020

Samuel GOHOUNGO

M/A Histoire des religions

Références

1 Christopher Gomez, Franck Lavigne, Raphaël Paris et Sylviane Tabarly, « Séisme et tsunami à Sumatra, 2004-2010 : de la catastrophe environnementale et humaine de décembre 2004 à la reconstruction », Géoconfluences, septembre 2010

2 https://www.oxfam.org/fr/seisme-en-haiti-retour-sur-notre-cation

3 https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Catégorie:séisme_du_XXe_siècle

 

lundi 28 septembre 2020

Arts chrétiens et publicité: paroxysme et recul


Arts chrétiens et  publicité: paroxysme et recul

C’est avec l’essor de la révolution industrielle que la publicité commerciale fit son entrée dans les média. Les historiens retiennent la date du 16 juin 1836 : jour où Emile de Girardin publia dans son journal, les premières annonces commerciales. C’est le début de la publicité moderne. L’occident alors était en marche vers une industrialisation galopante. Inspirée d’un modèle économique basé sur le capital, la société occidentale n’eut aucun mal à mettre à profit la publicité commerciale comme moyen de générer autant de profit que possible. Le 20e siècle donna à la publicité des moyens plus puissants et plus performants. Ce sont : l’avènement de la radio en 1920 et de la télévision en 1926. Par ces nouveaux moyens de communication, la diffusion des messages publicitaires se fera avec plus d’acuité et sans nul doute avec infiniment plus de succès. Le 20e siècle donne donc naissance aux gigantesques campagnes de masse et accentue la compétitivité entre les entreprises. Faire connaitre, faire aimer et inciter au désir d’achat : telle est la doctrine publicitaire depuis plus d’un siècle déjà. Désormais incurvée dans nos mœurs, elle (la publicité) fait marche quotidienne avec l’Homme de la société postmoderne. Des travaux de recherche publiés en France pour le compte de l’année 2007 avançaient ces données ahurissantes : en cette année-là (2007) un français se trouvait exposé à hauteur de 1200 à 2200 publicités par jour !  L’avènement des réseaux sociaux avec la démocratisation de Facebook en 2006 a renforcé le pouvoir de la publicité dans les médias. Passée des canaux devenus classiques (radio, télévision, presse) aux média sociaux, la publicité numérique a accéléré le pouvoir de la propagande postmoderne. En somme, après plus d’un siècle et demi de campagne publicitaire, notre monde est devenu un vaste marché de consommation, voire de surconsommation.

Au milieu de ce déluge de messages publicitaires, l’Eglise s’est elle aussi mise au goût du jour. Elle n’a pas seulement prêché l’Evangile de Jésus-Christ, mais elle a aussi construit toute une culture publicitaire autour de ce message. Il n’y a à priori rien de mal à faire connaitre le message du salut. C’est d’ailleurs cela l’ordre du maître : allez faire de toutes les nations des disciples Mattieu 28v19. La propagation de la bonne nouvelle s’emboîte visiblement donc avec la doctrine publicitaire. Mais pas toujours. Il y a, insoupçonnée, une restriction que la communication du message du Seigneur nous impose.

Cette restriction est celle de demeurer effacé pour que le massage porté puisse avoir toute sa puissance. Jean baptiste l’avait visiblement compris. Lorsqu’il annonçait le messie et qu’enfin celui qui était annoncé vint, il (Jean-Baptiste) déclara à ses disciples ce qui suit: Il faut qu’il croisse et que je diminue jean 3v30. Plus loin dans les Ecritures, l’auteur du Psaume 115 écrit : non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire v1. Dans la communication du message biblique, il y a donc un besoin de détachement de sorte que ce soit le message qui soit vu et non le messager. Cette séparation nette garantit que la gloire puisse continuer à revenir à Dieu. Le messager quant à lui trouve sa pleine réalisation dans ce recul, ce détachement. Mais à regarder de près, telle n’est pas entièrement la doctrine de la publicité. Le showbizness par exemple (qui concentre une part importante de la publicité à l’échelle mondiale) ne détache pas la star de musique de sa musique en tant qu’objet de publicité. Non ! Bien au contraire la publicité dans ce milieu superpose la star et le produit. Il est donc impossible de détacher l’image d’une vedette de sa propre musique. Pourtant, si nous regardons à l’ensemble de la révélation biblique, cet aspect-là de la doctrine publicitaire devrait être remis en cause dans le milieu des arts chrétiens. Parce que nous ne sommes que des vases et que le message que nous portons prime sur nous-mêmes, notre renommée ne devrait nous importer. Et si notre renommée ne nous importe, notre mode de communication devrait le démontrer. La nécessité de mettre un visage sur le message porté est un emprunt à la doctrine publicitaire fortement inspirée du capitalisme. Mais passée au crible de la Bible, elle ne devrait pas être une norme.

Il est aujourd’hui subtil de mettre le vase au-devant du message porté. Dans le choix des conceptions publicitaires, la mise en avant des posters des hommes de Dieu ainsi que des chantres et autres artistes chrétiens est devenue monnaie courante. Dans certains cas, les églises portent même l’effigie du pasteur ou parfois du couple pastoral. Il y a dans ces cas, volontairement ou non, superposition du vase et du message. Par voie de conséquence, l’artiste chrétien ou l’homme de Dieu devient sur le plan visuel, le point d’attraction du message prêché. Bien que le messager continue de déclarer ne pas être le centre du message qu’il porte, sa politique publicitaire en dit le contraire. Etant volontairement ou non devenu le point d’attraction visuel du message qui lui a été confié par le Seigneur, il risque parfois même sans s’en rendre compte, de devenir une célébrité. C’est-à-dire une personne célébrée pour son talent. Pourtant, le seul qui mérité d’être célébré est celui-là qui est mort sur le bois du calvaire. Paul, le bien-aimé apôtre résume bien notre propos : nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous  II Corinthiens 4v7. Et aux côtés de l’apôtre, l’auteur du psaume 115 martèle encore : non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire v1. Entre culture publicitaire et nécessité de détachement du vase d’avec le message qu’il porte, vivement que l’Eglise postmoderne trouve son chemin entre les balises posées par l’Ecriture.

 

Abomey-Calavi,

Le 28 septembre 2020

Samuel GOHOUNGO

M/A Histoire des religions

 

Mer rouge et Jourdain : deux traversées pour une destinée

  Après deux millénaires de pâques chrétienne, il peut paraitre inutile d’écrire à ce sujet. La question semble avoir été épuisée par des ...