Au
cours des années qui suivirent immédiatement la seconde guerre mondiale (notamment au cours des décennies 50 et 60), la société occidentale s’est trouvée au-devant d’une
révolution des mœurs qui a profondément modifié les rapports des êtres humains
à la sexualité. Il faut pour bien en saisir le sens, reconsidérer les avancées
de la médecine qui marquent d’une certaine façon la fin des régimes
démographiques anciens. Jusqu’au 19e siècle en effet, la population
mondiale était soumise à des ravages épidémiques difficiles à endiguer. La
procréation était alors perçue comme une réponse à la mort qui décimait des
populations entières et renversait les structures sociales établies. Au cours
de la première moitié du 20e siècle en effet, les progrès scientifiques dans le domaine médical ont amélioré
sensiblement les conditions de vie. Le recul de la mortalité autrefois
incontrôlée marqua l’entrée dans un régime démographique nouveau. Les épidémies
n’étant plus si létales, il s’est trouvé un besoin de contrôler les naissances
pour limiter la croissance démographique. Mais
l’entrée dans le régime démographique contemporain n’explique pas à elle
seule la libération des mœurs dont l’occident s’est trouvé avant-gardiste. Il
faut ajouter à ce progrès social, une série de découverte dans le domaine de la
sexualité qui ont accéléré la marche de la société occidentale vers la
révolution sexuelle. Au nombre de ces avancées liées à la santé de la
reproduction, se trouve le traitement des maladies sexuellement transmissibles (notamment de la syphilis). Mais ajoutons également la diffusion du préservatif en
latex et des autres méthodes contraceptives (pilule, stérilet etc..).
Ces progrès dans le domaine de la santé de la reproduction
se sont accompagnés de l’émancipation sexuelle progressive des femmes qui
revendiquèrent l’égalité des sexes ; ainsi que la légalisation de la
contraception et de l’avortement. Plus loin, cette révolution des mœurs a donné
naissance à la reconnaissance des sexualités non procréatrices (homosexualité, zoophilie etc…). L’on s’aperçoit alors de l’étendue du sujet tant il
embrasse des angles divers mais hélas convergents. Car oui, derrière les
différentes batailles menées par cette révolution, se trouve partagée une même
âme : la libération des mœurs.
Par
cette expression, il est entendu que les humains pouvaient dès la révolution
sexuelle des années 50 et 60, laisser libre cours à leur sexualité. L’idée même
de libérer les mœurs suggère qu’avant ce pseudo progrès social, la sexualité
était mise en cage par des normes éthiques et sans nul doute religieuses.
L’Eglise de Jésus-Christ s’est donc très tôt trouvée aux prises avec ce qui a
été l’une des plus grandes révolutions sociales du 20e siècle.
En
effet, à la reconnaissance des sexualités non procréatrices comme
l’homosexualité, la Bible répond : Tu
ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une
abomination Lévitique 18v22. Prévoyant aussi les affres de la zoophilie,
la Bible prévient tout aussi bien : Tu
ne coucheras point avec une bête, pour te souiller avec elle…Lévitique
18v23. Mais si zoophilie et homosexualité apparaissent comme les plus
grandes déviances de la révolution sexuelle, l’Interruption Volontaire de
Grossesse (IVG), - l’autre nom de
l’avortement – n’apparait pas moins dans
le collimateur de la Bible. Partant du principe indiscutable qu’un fœtus est
une vie en développement, l’IVG n’est ni plus ni moins qu’un affront au
commandement divin suivant : Tu ne
tueras point Exode 20v13. Le droit à l’avortement exhibé comme
preuve d’un progrès social au 20e siècle n’est ni plus ni moins que
la légalisation du crime sous couvert du vernis médical. Il y a certes des cas
exceptionnels liés à la protection de la vie de la mère. Mais au-delà, tout
avortement est une entorse au sixième commandement divin du décalogue. L’usage
des méthodes contraceptives (préservatifs,
pilule, stérilet etc…) reste encore un sujet âprement discuté
par les biblistes. Toutefois, la débauche sexuelle qu’elles encouragent et
entretiennent ne fait aucun doute. Chaque seconde, 856 préservatifs sont
fabriqués et vendus dans le monde. Tous les ans, environ 27 milliards en sont
distribués tout à travers le globe 1.
Ces chiffres astronomiques témoignent d’un grand déchainement des pulsions
sexuelles qui s’expriment dans le cadre de l’amour sans engagement.
La révolution sexuelle
dans son ensemble apparait donc comme une réalité sociohistorique dont le
contenu fait directement affront à la Bible. L’esprit dans lequel elle est
pensée va de toute évidence à contre- courant de la sainteté de Dieu voulue
pour la sexualité humaine. Malgré cela, une certaine frange de l’Eglise épouse
aujourd’hui ses idéaux anti bibliques. L’église luthérienne par exemple
approuve les unions homosexuelles2 et récemment le pape François s’est illustré en
encourageant l’union civile des homosexuels3.
Plus largement, la libération des mœurs a affecté l’église de sorte que la dépravation
sexuelle et les unions libres soient tristement aujourd’hui monnaie courante au
sein du peuple de Dieu. Jésus disait : vous
êtes le sel de la terre (…) vous êtes la lumière du monde Matthieu
5v14. Fort de cette déclaration du Maître, il revient à l’Eglise par sa
vivacité spirituelle, d’influencer les mouvements sociaux de sorte à définir la
marche historique de l’humanité. Malheureusement, notre tiédeur a produit
l’effet inverse. Vivement que le reste saint de l’Eternel se réveille. L’Eglise
et le monde en ont grand besoin. Loin de nous les acquis du pseudo progrès
social qu’est la révolution sexuelle.
Abomey-Calavi,
22 décembre 2020
Samuel GOHOUNGO
M/A Histoire des religions
Références
1- https://www.planetoscope.com/lamour/578-nombre-de-preservatifs-fabriques-dans-le-monde.html
3- https://www.eurotopics.net/fr/249875/le-pape-francois-et-l-homosexualite-un-veritable-tournant

Les avancées de notre monde actuel que l'on qualifie de progrès mais qui sous tendent un système qui va contre la volonté du Maitre de l'univers. L'Eglise est la seule encore qui par sa présence sur Terre empêche que la déchéance mondiale ne vienne. Gardons les yeux fixés sur le Maître, Christ
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